Qui n’aime pas les histoires qui se racontent à la lueur d’un feu de camp, entre 2 craquements de bois?
Fantômes, esprits, phénomènes inexpliqués et récits transmis depuis des générations: découvre quelques-unes des légendes en Abitibi-Témiscamingue.
La forêt enchantée du Fort Témiscamingue
Au lieu historique national d’Obadjiwan-Fort-Témiscamingue, il existe une forêt vieille de plus de 1000 ans où les arbres ont une drôle d’allure.
Les cèdres blancs sont tous tordus, courbés, presque tourmentés. Le climat rude, les tempêtes de verglas et le sol pauvre expliqueraient ces formes étranges. Du moins… selon la science.
Certain·es racontent que les esprits des ancien·nes occupant·es hantent toujours les lieux et que les troncs difformes portent les traces de leurs vies difficiles. D’autres disent que les cèdres, tout près d’anciens cimetières autochtone et catholique, étouffent les âmes des morts qu’on entend gémir pendant les nuits de grand vent.
Une légende raconte que les Amérindiens de la terre sacrée d’Obadjiwan réincarnés dans les thuyas éloignent les mauvais esprits et supplient la Terre-Mère de veiller sur son peuple.
Et il y a aussi l’histoire de la petite fille à la flûte. Celle qui apparaîtrait parfois dans la forêt et dont la musique ferait danser les arbres sur son passage.
Bref, quand le vent se lève dans les cèdres du Fort-Témiscamingue, disons que l’ambiance change vite un peu.
Le fantôme de l’île Moukmouk
À Duparquet, l’île Moukmouk a déjà été synonyme de prestige.
Festins, musique, rencontres secrètes, soirées qui finissent un peu trop tard et des invités.es qui, dit-on, ne racontent pas toujours tout ce qu’ils ont vu.
Aujourd’hui, l’endroit a changé. Mais pas complètement.
Les plus attentifs.ves disent entendre encore, certains soirs, une trompette ou un trombone perdu dans le vent. Ce sentiment étrange que quelqu’un joue encore pour des invités.es qui ne sont jamais vraiment repartis.es…
Est-ce que c’est vrai?
On va te laisser te faire ton idée. Mais si tu restes trop longtemps après le coucher du soleil… dis pas qu’on t’avait pas averti.
Les pierres de fée
En Abitibi-Témiscamingue, les pierres de fée font partie des légendes les plus fascinantes du territoire.
Certain·es racontent que de petits êtres surnaturels auraient laissé leurs traces ici. D’autres disent que ces pierres portent chance, protègent des mauvais esprits ou permettent même de communiquer avec les fées.
Bien avant qu’elles intriguent les visiteurs, les Premiers Peuples les utilisaient déjà comme porte-bonheur pendant les expéditions de chasse et de pêche. Les plus belles pierres étaient parfois offertes aux personnes aimées, alors que d’autres occupaient une place importante dans les maisons pour attirer prospérité et protection.
Du côté scientifique, on parle plutôt de formations naturelles créées il y a des milliers d’années pendant le recul des glaciers. Mais honnêtement? Ça enlève rien au feeling un peu étrange qu’on a quand on en tient une dans ses mains.
Aujourd’hui encore, les pierres de fée alimentent l’imaginaire régional. Tu peux notamment en découvrir au Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue ou au Magasin général Dumulon, où plusieurs artistes s’inspirent encore de leur côté mystérieux.
Des légendes qui se racontent encore
Les légendes en Abitibi-Témiscamingue se racontent encore. Même si la science peut expliquer certaines choses, il reste toujours un petit doute.
Les arbres semblent parfois trop croches, les îles un peu trop silencieuses et certaines pierres un peu trop parfaites pour être complètement ordinaires.
Alors la prochaine fois que tu explores l’Abitibi-Témiscamingue, garde l’œil ouvert.
On sait jamais vraiment ce que le territoire pourrait vouloir te raconter.