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Journal de bord d’un ATventurier: Jour 4 – Rabaska au parc d’Aiguebelle

Compatriotes explorateurs, bonjour! Cette semaine je traite de la fois où je suis tombé amoureux! Vous savez, dans la vie, on passe souvent des années à côtoyer des « quekuns » sans réaliser à quel point ceux-ci ou celles-ci sont magnifiques, lumineux, éclatants et sentent même parfois bon! À un moment donné, quand y s’y attend pas, y’a comme quelque chose qui se passe; une courbe affriolante, un angle mettant en valeur, un éclairage gratifiant, une augmentation de salaire et là oups! Y’a comme un « shoot » dans le cerveau qui te fait dire : « Wow! C’est donc bien magnifique ça! » [caption id="attachment_2840" align="alignright" width="288"]Une photo du tournage en compagnie de Nicolas Boulé, directeur par intérim du parc Aiguebelle Photo du tournage en cie de Nicolas Boulé, directeur par intérim[/caption] J’ai moi-même vécu, ami(e)s fureteurs,  cette expérience quasi-mystique lors du tournage de l’émission ATventure. Je fréquente le parc d’Aiguebelle depuis ma tendre enfance et c’est un lieu féerique où j’ai toujours aimé passer des journées en plein air. Toutefois, lorsque j’y suis allé pour la journée en rabaska, j’ai eu la chance de redécouvrir « mon parc » d’un tout nouveau point de vue, soit à bord d’un grand canot d'écorce au milieu du majestueux lac de faille qu’est le lac La Haie, par un beau matin ensoleillé, accompagné d’un groupe d’individus ayant le goût d’être là! Un coup de foudre instantané! Un vieux couple qui retrouve la passion de ses 20 ans. J’avais eu la chance d’admirer ce lac plusieurs fois sur ses rives ou encore, du haut du fameux pont suspendu. Mais c’est vraiment au creux de ce flanc d’eau, enclavé par de majestueuses parois rocheuses que toute la beauté du lieu atteint son paroxysme! Nous glissions à travers cette étendu de beauté à bord de notre embarcation tel un équipage algonquin en route vers… le firmament. Qu’est-ce donc que le rabaska, Pascal? Excellente question jeune apprenti-aventurier! Le rabaska est un grand canot d’écorce (maintenant en fibre de verre) pouvant accueillir plus de 10 personnes, qui servait aux déplacements, aux transports et aux explorations. C’est l’équivalent algonquin du 10 roues, de l’autobus Maheux et du Winnebago. Les peuples autochtones et par la suite, les Français, l’utilisaient pour leurs périples puisque c’était une embarcation solide et rapide.  On s’en sert maintenant pour le fun! Mon équipage, ce beau matin-là, était constitué de deux pères avec leurs enfants d’âge et de force très variables, un directeur de parc et une guide-interprète  top-shape, une camérawoman ne pouvant ramer pour cause de caméra dans les mains, ainsi qu’un enseignant en art dramatique semi-rondelet… Ouf! On était loin de la troupe de James Cook! [caption id="attachment_2838" align="alignnone" width="540"]Rabaska 1 Une partie de notre équipage (à l'arrière du bateau)[/caption]   Toutefois, c’est armé de notre enthousiasme et notre cœur au ventre que nous montâmes bord de notre « vaisseau » afin de d’atteindre, oui bien sûr le Nirvana, mais également l’autre bout du lac La Haie. En plus du plaisir de voguer sur ce plan d’eau, nous avions la chance de nous faire raconter l’histoire du rabaska et des peuplades ayant vécu sur ces terres au cours des 5 000 dernières années, nous faire expliquer l’unicité géologique de ce lac de faille, nous faire décrire l’ensemble des éléments constituant la faune et la flore embellissant ce lieu par l’époustouflante garde-parc naturaliste Émilie Grenier! Elle aime et connaît son parc d’Aiguebelle, ainsi que tout ce qu’il contient. Elle a d’ailleurs été lauréate pour le prix de l’interprète de l’année remis par  l’Association québécoise des interprètes du patrimoine. Je ne m’attarde toutefois pas d’avantage sur elle puisque nous avons eu la chance de passer une journée avec elle dans les pistes du parc, elle aura donc son propre texte traitant de la randonnée plus tard dans la saison. [caption id="attachment_2839" align="alignnone" width="540"]Le pont suspendu, vu d'en bas Le pont suspendu, vu d'en bas[/caption]   Une journée magnifique, sur un lac magnifique, dans un parc magnifique, dans un magnifique rabaska, avec un magnifique groupe de rameurs, si ce n’est pas une bonne raison pour sortir jouer dans le bois, je ne sais pas ce que ça te prend, toi, créature sédentaire? Si vous désirez vivre une journée fantasmagorique comme la mienne, motivez et rassemblez vos chums et rendez-vous sur le site de le Sépaq afin de louer votre rabaska et découvrir le parc d’Aiguebelle sur l’eau. Bien à vous, en espérant que ce témoignage vous donne envie d’avoir un peu de corne dans les paumes de mains à force de récréer dans la vaste nature de l’Abitibi-Témiscamingue. Visionner l'épisode