Aller au contenu
retour

L’UQAT célèbre ses 40 ans – Plein feu sur le lieu d’apprentissage extérieur

En 2024, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue célèbre ses 40 ans d’existence. Afin de célébrer cet anniversaire de belle façon, nous vous proposons une série d’articles sur des projets innovants prenant racine dans notre université, en Abitibi-Témiscamingue. Parmi ces précieux sujets, un lieu d’apprentissage extérieur verra le jour en septembre 2024. Ce projet s’inscrit dans la reconnaissance territoriale de l’UQAT.

Un projet rêvé depuis quelques années

Pour mieux comprendre le projet, nous avons rencontré Janet Mark, Conseillère stratégique à la réconciliation et à l’éducation autochtone à l’UQAT. Elle raconte « C’est une idée qui plane depuis plus de 10 ans. Ça fait des années que des étudiant.e.s et des employé.e.s rêvent d’avoir un lieu extérieur pour se réunir et même pour faire de la cuisson. ». Précisons que le besoin n’était pas d’avoir une salle de classe extérieure à proprement parler, mais bien un lieu d’enseignement extérieur, un endroit de rencontre et de partage.

Lieu d'apprentissage extérieur de l'université de Québec en Abitibi-Témiscamingue

Janet Mark s’est trouvée impliquée dans ce dossier du lieu d’apprentissage extérieur il y a environ 2 ans. Elle précise que « Un petit comité a été mis en place pour que le projet voie le jour. Dans le temps, le comité comptait la directrice du campus en place, l’architecte à l’interne Caroline Morneau, Christine Desrochers une intervenante sociale et Laurie Chabot au niveau des communications. ».

La consultation des Premiers peuples

Lieu d'apprentissage extérieur de l'université de Québec en Abitibi-Témiscamingue

Ainsi, Janet Mark était impliquée avant même qu’on commence à travailler sur le plan architectural. Il était primordial de consulter les Premiers Peuples dans la construction de ce lieu. Pour cette raison, elle a animé deux groupes focus afin de sonder les différents publics touchés. Le premier groupe comprenait les gens à l’interne avec une bonne participation de professeur.e.s et d’étudiant.e.s. Plusieurs questions leur étaient posées, des images ont été proposées. À titre d’exemple, on a suggéré l’endroit où la cuisson pourrait être faite, il y a eu consultation sur les matériaux à utiliser ou encore quel type de lieu extérieur serait idéal. Dans le deuxième groupe, il y a eu une consultation à l’externe, soit avec des organisations autochtones, des partenaires tels que le Centre régional d’éducation des adultes Kitci Amik, des diplômés autochtones, etc. Les architectes ont écouté et entendu toutes les idées formées lors des consultations. C’est ainsi qu’ils sont arrivés avec une première proposition qui a été bien accueillie.

Le lieu d’apprentissage extérieur s’ancre dans la reconnaissance territoriale de l’UQAT

Selon le site Web de l’UQAT : « Pour, par et avec les Autochtones est un principe mis de l'avant par l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis sa création. Par l'affirmation d'un énoncé de reconnaissance territoriale, l'Université souhaite réitérer son engagement à façonner l'avenir conjointement avec les Premiers Peuples. La reconnaissance territoriale est un principe de réciprocité et de respect envers les Premiers Peuples qui habitent le Territoire depuis des millénaires. Il ne s'agit pas d'une finalité, mais plutôt d'un processus dynamique et d'une façon de réaffirmer la volonté de l'université à prendre part au processus de réconciliation. ».

De cette façon, le lieu d’enseignement extérieur vient s’ancrer dans les actions concrètes de la reconnaissance territoriale de l’UQAT. Tel que le précise Madame Mark « Ce principe ce n’est pas juste un énoncé, c’est un levier pour aller plus loin. » .

«  Il faut se rappeler qu’enseigner sur le territoire, ce n’est pas juste la forêt, c’est aussi les milieux urbains. »

Janet Mark


Elle poursuit : « À l’intérieur du plan d’action de la reconnaissance territorial, il y a quatre grands axes; la vérité, la reconnaissance, l’éducation et les savoirs et finalement, l’alliance et partage. En ce sens, le lieu permettra d’honorer nos ancêtres, ce qui touche à l’axe de vérité. Dans l’axe de la reconnaissance, il y a le projet de créer des espaces où les langues autochtones sont vivantes et visibles. Dans l’axe l’alliance et partage, on doit mettre en place des lieux d’échanges sur le territoire, en plus de mettre en place des lieux communs pour favoriser des rencontres. Pour terminer, au niveau de l’axe éducation et savoirs, on doit rendre visible la culture autochtone. Le lieu d’enseignement extérieur répond aux quatre grands axes. Puis, il faut se rappeler qu’enseigner sur le territoire, ce n’est pas juste la forêt, c’est aussi les milieux urbains. ».

Un lieu qui favorise les rencontres

Ainsi, on peut comprendre qu’il y a des actions concrètes dans le principe de reconnaissance territoriale et le lieu d’enseignement extérieur en fait partie. Janet Mark ajoute « Ce n’est pas juste un lieu réserver aux autochtones, c’est aussi un lieu de réconciliation. Les allochtones sont aussi bienvenues. ».

Ce lieu de partage offrira une façon d’enseigner en dehors des salles de classe traditionnelles. L’endroit pourra être partagé avec le Cégep, le centre d’Amitié autochtone, le centre de formation autochtone Crea Kitci Amik. Madame Mark ajoute « Pourquoi ne pas étendre plus loin le partage avec des partenariats dans le cadre de festivals où la culture autochtone pourrait être mise de l’avant? ».

Les travaux de cet espace commun pour favoriser les rencontres sont débutés. Le lieu devrait être inauguré vers la fin du mois de septembre 2024.

Cet article t'a plu? Tu aimerais sans doute ceux-ci :

Des questions sur votre prochain

séjour touristique?

Besoin de soutien pour vous

établir en région?