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« Je ne tenais pas en place. On m’appelait Peanut » - Réjean Houle.

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M. Réjean Houle au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

« Lorsque je jouais, je n’étais jamais stable à cause de mon gabarit. Claude Ruel, mon instructeur, à l’époque, m’a donné ce surnom. Dans mon cercle d’amis et de proches, c’est resté. »

Nous avons attrapé Peanut à son passage au 35e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, juste quelques heures avant la présentation du film Lappy, Réjean et Pit. Bien qu’il ait remporté cinq coupes Stanley, dont deux en tant que joueur des Canadiens de Montréal (à l’époque où le tricolore en a remporté quatre d’affilée!), l’homme de 67 ans n’est pas moins accessible. À son entrée dans le Théâtre du cuivre, des gens de tout âge l’abordent avec sensiblement la même approche  : « Bonjour, M. Houle, vous connaissez mes parents, je suis la fille (ou le fils) de… ». Peu importe si les liens sont évidents ou non, récents ou pas, Réjean s’adonne toujours à l’exercice, et ce, avec une grande générosité.

C’est avec tout autant d’aisance et sur un ton aussi sympathique, qu’il nous a raconté brièvement son parcours.  De 1967 à 1970, Réjean Houle a travaillé comme camionneur chez Molson, pour en devenir ensuite représentant jusqu’en 1976, environ, avant de retourner pour les Canadiens (pendant la période que l’on peut sans nul doute qualifiée de la plus glorieuse de l’histoire de l’équipe). Ce fut aussi l’occasion pour lui de fonder une famille : deux garçons et une fille, qui lui ont donné huit petits-enfants en date d’aujourd’hui.

C’est en 1966 que Réjean Houle a quitté Rouyn-Noranda pour s’investir pleinement dans sa carrière de hockey. Malgré tout, il est toujours profondément attaché à l’Abitibi-Témiscamingue et revient au moins quatre à cinq fois par année pour visiter ses amis et sa famille, dont sa mère, originaire du Témiscamingue, aujourd’hui âgée de 88 ans. Pour la région, c’est un peu comme s’il n’était jamais vraiment parti. Sa renommée et son apport important dans le hockey mineur de la région lui ont valu un aréna et un gala reconnaissance établis en son nom. Au terme d’une carrière de plus de 50 ans dans le hockey, il demeure un joueur marquant dans l’histoire de la Ligue nationale et un fier ambassadeur de la région.