Aller au contenu
retour

La route des explorateurs, partie 2 : La traite des fourrures

Pendant deux siècles, le bassin de la rivière des Outaouais a été la capitale de la traite des fourrures. Grandement prisée par les Européens à partir du XVIIe siècle, la peau de certains animaux, et plus particulièrement celle du castor, a été la première ressource exploitée sur le territoire de la Nouvelle-France et est vite devenu la base de sa première économie.

D’abord connue sous la forme d’un troc avec les Premières Nations, la traite des fourrures s’est peu à peu constituée en vaste entreprise commerciale, puis en rivalité entre la France et l’Angleterre. Au tout début, ce sont les pêcheurs retenus sur les rives par le temps nécessaire au séchage des poissons qui échangent des biens manufacturés tels que des couteaux, des bouilloires, des perles, des aiguilles et des couvertures, contre les peaux que leur offrent les membres des Premiers Peuples.

Le site historique d'Obadjiwan/Fort Témiscamingue permet de visiter les lieux d'un poste de traite qui a opéré pendant environ 200 ans à partir du XVIIe siècle. On y apprend sur la vie des trappeurs et sur leurs relations avec les peuples autochtones des environs.
Photo : Stéphane Fortin

L’Europe devient avide de cette marchandise à mesure que se développe la mode des feutres à larges bords, un débouché principal pour les peaux de castors. Les négociants français établissent alors des postes de traite permanents et, peu à peu, se crée le métier de coureur des bois.

Pour la plupart Français venus en Nouvelle-France pour participer à cette aventure et surtout, à ce commerce beaucoup plus rentable que la culture des terres, les coureurs des bois apprennent les rudiments de la trappe et du tannage des peaux auprès des Autochtones avec qui ils s’associent et parcourent avec eux le territoire en empruntant notamment la rivière des Outaouais, qui traverse les trois régions de l’Ouest.

Le site historique d'Obadjiwan/Fort Témiscamingue permet de visiter les lieux d'un poste de traite qui a opéré pendant environ 200 ans à partir du XVIIe siècle. On y apprend sur la vie des trappeurs et sur leurs relations avec les peuples autochtones des environs. Photo : Louis Jalbert

Outre les Mohawks qui occupent les environs du lac des Deux-Montagnes, ce sont principalement les Algonquins ou plutôt, les Anicinabek, qui occupent ces régions depuis des millénaires. Ils sont nomades, passant de leur territoire de chasse familial l’hiver à un lieu de rassemblement entre familles l’été. Ils deviennent rapidement les alliés des Français.

Photo d'un canot d'écorce traditionnel. Photo : Louis Jalbert

Depuis le 16e siècle et jusqu’au milieu du 19e siècle, l’Ouest du Québec est le lieu de passage de prédilection de tous les voyageurs désireux de rejoindre les Grands lacs ou les hauteurs de la Baie d’Hudson. Une quinzaine de postes de traite principaux se situent dans le bassin de la rivière des Outaouais entre le 17e et le 20e siècle et les deux derniers postes du Québec, fermés en 1941, se trouvaient dans la réserve La Vérendrye.

Pour en savoir plus sur le métier de trappeur :

Blon Le trappeur  

Pour en savoir plus sur la traite des fourrures : 

Lieu historique national du Fort-Témiscamingue/Obadjiwan

Centre d’activités nature Kanatha – Aki |Équitation